- Service d'Activités Citoyennes de Sainte-Marguerite (SAC Sainte-Marguerite)
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Un peu d'histoire...
L'histoire de Sainte-Marguerite et Saint-Séverin remonte aux origines de Liège puisqu'en 959 déjà , ces quartiers sont dotés d'une église et deviennent paroisses. Vers l'an 1000, afin de protéger la cité contre les invasions extérieures, Notger la fait entourer d'une enceinte qui sépare alors Saint-Hubert et Saint-Martin de Saint-Séverin. Le développement de la Cité ardente ainsi que l'explosion démographique rendent nécessaire la construction déune seconde enceinte: Saint-Séverin devient "intra muros". La paroisse de Sainte-Marguerite se trouvant au-delà des murs devient le "Faubourg Sainte-Marguerite".
La "porte de Sainte-Marguerite" qui sera supprimée en mai 1841 devient un des principaux accès à la ville. Elle était située à l'époque entre les Degrés des Tisserands et la rue des Fossés.
Au cours du XIXème , le faubourg connaît un extraordinaire développement industriel et minier notamment dû à l'ouverture du charbonnage de Bonne Fin. Les voies de communication nécessaires au transport du charbon et à l'acheminement de la main d'oeuvre se développent.
R.Bas-Rhieux 1920
La Gare du Haut-Pré est alors créée. Cette mutation a une importance colossale sur le développement économique du quartier. Des commerces spécialisés tels que Goffin Bovy et ses soieries ou encore la mercerie Mathonet s'y implantent et attirent une clientèle lointaine, nombreuse et diversifiée. S'y ajoute une très forte croissance de la population qui se répartit dans le quartier de façon relativement structurée: le bas du faubourg se peuple particulièrement d'armuriers et de mineurs et le haut continue à accueillir plus spécifiquement des maraîchers, des viticulteurs, des bûcherons.
R.Ste-Marguerite 1942
Cette prospérité s'achève dans la seconde moitié du XXème siècle, à la fin des années soixante.
L'état médiocre des grandes voies de communication environnantes, la fermeture des charbonnages dont celui de Bonne Fin en 1967, l'usage de l'automobile qui favorise la délocalisation de nombreuses entreprises, le départ des classes moyennes vers la périphérie, remplacées par des vagues successives de populations immigrées moins favorisées, et la création à partir de 1975 d'une nouvelle liaison à l'autoroute E25 coupant le quartier et l'isolant du reste de la ville, provoquent en 30 ans le départ de quelque 5000 habitants et un profond déclin socio-économique.
Aujourd'hui le quartier relève la tête peu à peu. Doté d'une grande richesse patrimoniale avec la Légia, les murailles et de nombreux immeubles classés présentant une belle unité architecturale, le faubourg Sainte-Marguerite occupeégalement une position stratégique très proche du centre ville, à deux pas des accès d'autoroutes et de la gare du Palais. Ces facteurs porteurs d'avenir amènent des investisseurs à croire au redéveloppement du quartier. La reconnaissance du quartier comme Zone d'Initiatives Privilégiées / Quartier d'Initiatives (ZIP/QI) par la Région wallonne a permis à la Ville de Liège d'y développer un programme alliant rénovation urbaine et animations socio-économiques. C'est ainsi que de nombreux projets de rénovation publics et privés fleurissent un peu partout à Sainte-Marguerite.
Le XXème siècle a vu prospérité et déclin du quartier, le XXIème siècle sortira notre quartier de l'ombre, nous y croyons fermement !!








